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🇨🇭6 différences entre le marché de l'emploi suisse et français

Il existe plusieurs différences majeures entre le marché de l'emploi en France et le marché de l'emploi en Suisse. Voici 6 grandes différences pour ne pas tomber dans le piège.

1) Le CDI en France n'est pas le mĂŞme qu'en Suisse

Le Contrat à Durée Indéterminée en France apporte son lot de protections pour l’employé, des protections qu’on ne retrouve pas en Suisse. Par exemple, les périodes d’essai sont plus courtes et la rupture de contrat est plus souple : 1 mois de préavis la première année, 2 mois entre la deuxième année et la neuvième année et ensuite 3 mois (sauf accord spécial) et ce, sans devoir faire preuve d’une justification formelle.

2) Les recruteurs suisses sont plus directs

Là où les relations avec les recruteurs sont plus “commerciales” et centrées sur la relation en France, les relations en Suisse sont orientées vers l’efficacité et la fiabilité. En tant que recruteur, il est conseillé d’aller directement à l’essentiel et d’être très factuel, notamment lors de la mise en avant d’un candidat. Si cela peut être perçu pour de la froideur, il est important de retenir qu’en Suisse il vaut mieux plus sobre, très professionnel.

3) La durée du temps de travail

En France, la semaine de travail est souvent organisée sur 35 heures alors qu’en Suisse, on parle plutôt d’une semaine de 40 voire 42 heures, chaque entreprise ou convention collective pouvant définir sa propre durée de travail hebdomadaire. C’est un fait important qu’il faut impérativement faire savoir aux candidats français souhaitant travailler en Suisse

4) La langue officielle n’est pas toujours le français

La Suisse est découpée en 3 principales régions : la Suisse alémanique, la Suisse romande et la Suisse italienne. Chaque canton a donc une langue principale à impérativement prendre en compte en tant que recruteur et candidat car la non-maîtrise de la langue est souvent éliminatoire. D’autres changements comme les pratiques RH sont aussi à considérer. Par exemple, à Zurich (allemand), les pratiques seront plus dures qu’à Genève (français) et les portails / sites d’emplois seront différents.

5) Le taux de chĂ´mage est bas (2-3%)

Un taux de chômage bas implique que, en tant que recruteur, vous devrez aller vers les candidats. Il est donc attendu que les recruteurs soient très efficaces dans leur approche. Communiquer de manière transparente sur le poste et sa rémunération, sur le processus de recrutement et faire systématiquement des retours de qualité aux candidats est monnaie courante.

6) Les congés payés

En Suisse, les employĂ©s bĂ©nĂ©ficient de 4 semaines minimum de congĂ©s payĂ©s. Il s'agit du minimum lĂ©gal mais certaines entreprises peuvent en proposer davantage. 

  • 4 semaines de vacances minimum par annĂ©e de service pour les salariĂ©s de plus de 20 ans
  • 5 semaines minimum jusqu'Ă  20 ans rĂ©volus.

Légalement, 2 semaines doivent être prises d’affilée si le salarié le souhaite et c'est l’employeur qui fixe les dates de congé tout en tenant compte des souhaits du salarié.


Pour résumer, si vous souhaitez recruter en Suisse, vous ne pourrez pas avoir les mêmes habitudes de travail qu’en France. Adaptez votre manière de recruter en prenant en compte le canton dans lequel vous recrutez, gardez en tête que vous devez rester factuel et professionnel.